Pau, Monein, Lescar, Gan, Billère, Mourenx, Poey de Lescar… Partout en Béarn, dès les premiers jours de canicule, les communes ont pris des mesures pour combattre ces fortes chaleurs, ont informé leurs administrés via la presse ou leur site internet, ont ouvert leur piscine quand elles en possédaient.
Toutes ? Non ! A Lons, la canicule semble ne pas exister.
La communication de la ville est aux abonnés absents. Rien sur le site, sauf un texte générique datant du mois juin 2024. Rien sur les réseaux sociaux de la ville. Rien dans la presse. Si ! Le maire, sollicité par la République des Pyrénées, a exprimé la « chance » pour sa commune, de disposer de « nombreux » espaces boisés, îlots de fraîcheur et itinéraires de balade. Puis, plus rien, alors que nombre d’autres maires annonçaient des mesures pour soulager leurs habitants. Attitude incompréhensible, surtout lorsque l’on connaît la promptitude de la mairie à communiquer tout azimut.
A Lons, quelle « chance » pour les habitants des immeubles, mal isolés, donc surchauffés, pour les enfants des écoles, notamment du Perlic Nord, dont on sait, quasiment depuis sa construction, les problèmes de surchauffe, dès que les températures grimpent.
Si l’on relit le bilan et le programme publiés par Lons pour tous à l’occasion des élections municipales, on constate qu’il n’est pas fait allusion à la communication. On a ici la confirmation que l’information des Lonsois n’est pas une priorité.
Les parents d’élèves comptaient d’ailleurs sur les conseils d’école, en pleine canicule, pour faire part de leur incompréhension face à ce déluge de non communication. Ils n’ont pu que déplorer l’absence de tout représentant de la municipalité…
On parle beaucoup de la canicule d’août 2003. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est du même ordre, voire plus intense.
Les records tombent, les sols s’assèchent, les nuits ne rafraîchissent plus. Oui, le réchauffement climatique est là !
Oui, il transforme déjà profondément nos conditions de vie. Ce n’est plus une projection, ni un scénario lointain, c’est hélas notre quotidien. Protéger le climat, ce n’est pas une option. C’est protéger nos vies, nos villes, nos enfants, notre avenir.
Aux élus maintenant de regarder la réalité en face, de faire en sorte que l’on puisse s’adapter, et surtout d’agir collectivement pour limiter l’ampleur des changements à venir.
Lons n’en prend pas le chemin.
Le groupe des élus municipaux à Lons – Caroline Elhorga, Michèle Moreau, Eric Bourdet, Fabien Doyhambéhère, Marco Ferreira

