70-30 : Goliath a terrassé David et va le faire savoir.
Déjà, lors du précédent conseil municipal, à Eric Bourdet qui rappelait les « près de 1800 voix » que la liste Alternatives lonsoises avait recueillies, le maire l’a repris sèchement : « 1785 voix, soyons précis ».
Mais, mercredi dernier, lors du conseil municipal, ce fut un feu d’artifice.
Pourquoi, dans le compte rendu de la séance précédente, ne reproduire que partiellement la déclaration d’Eric Bourdet, alors que celle du maire y figure in extenso ? En gros, c’est comme cela ! On en conclut donc que les comptes rendus peuvent être à géométrie variable selon l’humeur du maire.
Des strapontins
Notre liste a dû aussi se contenter de strapontins lors des élections des membres des commissions. Pire, même, nous avons perdu un siège, « à cause de l’absentéisme du représentant de votre liste ». Et alors ! A quoi était dû cet absentéisme décrié par le maire ? A une mise à l’écart au sein de cette commission ? Au sentiment de ne pas pouvoir faire entendre ses arguments ? Au ressenti d’inutilité ? Et puis le maire n’a-t-il pas remarqué que l’équipe qui siège au conseil municipal avait été largement renouvelée ? Bref, encore une fois, un faux prétexte puisque nous avons aussi perdu une place à l’Office Municipal des Sports alors qu’Eric Bourdet était présent aux réunions, sans doute trop présent cette fois !
Il y eut bien d’autres piques, remarques désobligeantes ou discriminations au cours de ce conseil. Mais le summum a été lors de l’examen d’une délibération en vue de réduire le nombre de signes accordés à Alternatives lonsoises dans la rubrique libre expression du Parlons.
Mauvais signe
La majorité s’accorde 100 signes supplémentaires, alors que la minorité s’en voit retirer 100. « Cent signes, c’est rien, pour le maire. Une simple phrase ! ». Comme auparavant il avait fait remarquer que notre liste avait perdu un siège alors que la sienne en avait gagné un, doit-on en conclure qu’un élu vaut 100 signes dans le Parlons ?
Fabien Doyhambéhère a bataillé ferme pour faire comprendre que ce point du règlement intérieur du conseil municipal ne pouvait être modifié sans modifier auparavant le dit règlement intérieur. Le maire n’a pas voulu en démordre, menaçant même de supprimer la rubrique, ce qui serait totalement illégal. Grâce à l’intervention en notre faveur du directeur général des services cette décision n’a pas été mise au vote.
Manque de clarté dans les explications demandées, exclusion de la minorité, tentative de nous réduire au silence : ce fut un florilège ! Jusqu’au dernier moment, où a été rejetée, sans véritable explication, la demande de Michèle Moreau de faire découvrir les services, qui œuvrent au quotidien à la bonne marche de la cité, aux nouveaux élus, qu’ils soient de la majorité ou de la minorité. « Ne vous inquiétez pas pour nos élus », a juste répondu le maire. Soit ces élus n’ont pas à connaître les arcanes de la mairie, soit ils ont eu droit à un traitement particulier. Dans un cas comme dans l’autre, c’est encore intolérable.
D’une minorité participative à l’opposition
Nos cinq représentants envisageaient leur participation aux conseils municipaux sous le double signe positif de la participation et de la co-construction. Une minorité participative à laquelle on aurait accordé un fonctionnement démocratique. Au lieu de cela, le maire, par sa suffisance et ses remarques acerbes, pousse cette minorité dans l’opposition. Dommage pour cette démocratie que lui-même, durant la campagne, n’a cessé de mettre en avant.
« Chasser le naturel, il revient au galop ». Cela fait 100 signes ?

1 avril 2026
Quelques extraits vidéos du conseil municipal pour illustrer nos propos
